Mis en avant

Point de vue

On me demande souvent pourquoi j’ai décidé de créer ce site dédié à Stephen King, vous pourrez trouver la réponse ci dessous !

Mais tout d’abord, qui se cache derrière ce site ?

Je m’appelle Justine, j’ai 21 ans et j’habite Bordeaux.

J’ai auparavant fait des études de Littérature, et je suis actuellement en licence de langues.

La principale raison du site est, comme vous pouvez le deviner, je suis fan de cet auteur! Je me suis intéressée à lui lors de ma première année de lycée grâce à ma professeur d’anglais qui est une fan inconditionnelle de Stephen King et qui m’a transmis son virus.

Il est à l’origine de plus de 50 romans et 200 récits à succès, et nombreuses sont ses œuvres qui ont été adaptées au cinéma ou sur petit écran ! Selon moi, Stephen King est l’auteur du siècle. Vous allez me demander pourquoi ? Depuis mon enfance j’ai pu lire beaucoup d’auteurs, mais Stephen King est celui qui ne m’a jamais déçu. Je l’ai vraiment découvert en lisant The Green Mile et en enchainant sur son adaptation au cinéma, et quelle découverte ! Selon moi, il est le meilleur conteur de sa génération, il sait parfaitement allier le fantastique, des pointes d’horreur, tout en y ajoutant un brin d’humour, avec des moments importants de la vie comme l’enfance ou le passage à l’âge adulte.

Ce que j’aime aussi chez cet auteur c’est sa façon de réussir a dénoncer des réalités du monde actuel dans ses récits. D’une manière délicate il nous montre par exemple l’horreur de l’Amérique, nous pousse à la réflexion et nous fait comprendre son point de vue.

Des années plus tard, des heures passées à lire, et à regarder en boucle toutes les œuvres en relation de près ou de loin avec Stephen King, je vous présente ce site ! Ce site est donc dédié aux fans comme moi, qui souhaitent suivre son actualité, ou aux personnes souhaitant découvrir et s’intéresser à cet auteur, mythe vivant de la littérature américaine.

Point of view

I am often asked why I decided to create this site dedicated to Stephen King, you can find the answer below!

But first of all, who is behind this site?

My name is Justine, I’m 21 years old and I live in Bordeaux. I studied Literature (hence my love for reading), and I am currently studying languages..

The main reason for this website is, as you can guess, I’m a huge fan of this author! I discovered him during my first year of high school thanks to my English teacher who was a fan and who transmitted this passion to me.

This author wrote more than 50 novels and 200 success stories, and many of his works have been adapted for cinema or on series ! Stephen King is the author of his century. You are going to ask me why? Since my childhood I have read many authors, but Stephen King is THE one who never disappointed me. I really discovered it by reading The Green Mile and after watching its adaptation to the cinema, and what a discovery! In my opinion, he is the best storyteller of his generation, he perfectly knows how to combine the fantastic, spikes in horror, with important moments in life such as childhood or the transition to adulthood.

What I also like about this author is his way of denouncing realities of the current world in his stories. It shows us the horror of America, pushes us to the reflexion and makes us understand its point of view.

Years later, hours spent reading, and watching all the works in close or distant relation with Stephen King, I can present you this website ! This site is therefore dedicated to fans like me, who wish to follow his news, or to people wishing to discover and be interested in this author, myth of American literature.

Virtuose de la peur

Entretenir un genre littéraire

En 1981, vingt années après son entrée en littérature, Stephen King raconte dans son essai autobiographique Danse Macabre (publié en 1995 en France sous le titre Anatomie de l’horreur, par les éditions du Rocher) son attachement pour un genre longtemps considéré comme une dégradation de la « bonne littérature »: le roman d’horreur. Les Contes de la Crypte (comics de William Maxwell Gaines), les romans de Ray Bradbury, Ira Levin ou encore Frank Herbert effraient et ravissent le jeune auteur en devenir. Son inclinaison pour les romans publiés en plusieurs tomes dérive de cette éducation artistique fragmentée, où il faut attendre la suite du récit pendant quelques jours jusqu’à l’épisode suivant, ce qui laisse le temps au spectateur (ou lecteur) de contruire sa propre histoire: c’est à l’écrivain de le surprendre, en relançant son intérêt pour la fiction. Une cinquantaine de romans d’horreur plus tard, Stephen King évoque sa carrière d’écrivain: une vocation? Pas pour le maître de l’horreur, qui déclare sur le site stephenking.com, à propos de la raison profonde qui le pousse à écrire: « la réponse est assez simple – il n’y a rien d’autre que j’étais capable de faire. J’étais fait pour écrire des histoires et j’aime écrire des histoires. C’est pourquoi je le fais. Je ne peux m’imaginer faire quelque chose d’autre comme je ne peux imaginer ne pas faire ce que je fais. » 

Plongée dans l’inconscient collectif

Pour faire entrer son genre favori dans le Panthéon des oeuvres d’art, Stephen King a choisi d’évoquer ces forces invisibles, en nous, qui provoquent la peur. Dans la lignée du Horla de Maupassant, ses romans reposent sur un juste équilibre entre dissimulation et révélation de la cause profonde du mal. Dans le roman en trois parties Ça, dont le titre fait référence à un concept psychanalytique qui désigne la couche la plus enfouie, la plus profonde et la plus ancienne de l’inconscient, King choisit d’incarner le Mal dans un clown diabolique, qui prend la forme des pires peurs des enfants. La peur est donc innée en l’homme, inscrite dans l’inconscient collectif, au sein de ce Ça qui renferme des visions insoutenables que le moi a bien du mal à contenir… Dès lors, Stephen King peut passer en revue la totalité du spectre des terreurs humaines: les chiens (Cujo), les voitures (Christine), la maladie (Le Fléau), l’obésité (La Peau sur les os), l’avenir incertain (Dead Zone)…

Des ouvrages ancrés dans la réalité…

La peur que Stephen King sait si bien distiller dans ses romans ne trouve pas seulement ses sources dans le fantastique ou l’horreur. Dans The Shining (1977) par exemple, la folie du personnage principal n’est pas uniquement imputable à l’hôtel hanté dans lequel il est enfermé: son problème d’alcoolisme y est sûrement pour beaucoup. Dans le premier tome de Ça, le lecteur suit les premiers pas d’une enquète sur un cas d’homophobie. Problèmes d’argent, d’intégration, d’amour-propre ou déboires sentimentaux torturent bien souvent les personnages des romans de Stephen King, les laissant déjà en condition pour céder à la terrible épreuve qui les attend: affronter la peur quotidienne et omniprésente de l’inconnu. Dans de nombreux ouvrages, l’auteur inclut une figure de l’écrivain (Misery, par exemple, La Part des ténèbres ou Les Tommyknockers) ou un personnage d’enfant (The Shining ou les inséparables compères des trois tomes de Ça): deux catégories d’êtres qui se confrontent en permanence à l’inconnu, l’enfant par sa découverte progressive du monde, et l’écrivain par sa reconstitution et son approche personnelle et unique des évènements qu’il relate

Une faute originelle à expier

On a souvent souligné que le style littéraire de Stephen King se construisait au fur et à mesure des flash-backs qu’il insère dans son récit: le présent, transi par la peur, ne fait plus avancer le roman. Ce ne sont pas les actions mais les souvenirs des personnages qui font évoluer la situation. De nombreuses scènes des ouvrages de King évoquent les traumatismes qui ravagent la conscience américaine ou mondiale: le Vietnam, l’Holocauste, la Guerre de Sécession… Autant d’erreurs, autant d’horreurs de l’humanité qu’il faut racheter, en supportant une malédiction qui courrent peut-être sur plusieurs générations (le voici Le Fléau). Dans Ça, l’évocation d’une attaque du Klu Klux Klan contre un club accueillant des clients noirs impressionne le lecteur par sa cruauté. L’écriture de Stephen King devient alors terriblement évocatrice: la scène se déroule pratiquement sous les yeux du lecteur (cet effet est appelé hypotypose en rhétorique). C’est la raison pour laquelle les écrits de King ont toujours intéressé le cinéma: ils sont déjà, en partie, sur un écran. La question centrale de l’écriture de Stephen King est finalement très simple: Comment effrayer le lecteur alors que le monde extérieur s’en charge tous les jours? Toute peur est devenue banale, dépassée par les évènements. Il faut donc réorganiser, perdre le lecteur, le retrouver, l’habituer à sa présence, et soudain… le surprendre. C’est ici qu’entre en jeu la littérature.

 

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